CIVITEO

Jacques Priol

Président cabinet Civitéo Cofondateur du collectif Data Publica

Nous n’avons pas besoin d’une licorne à la mairie !

C’est bien connu : le service public est en retard sur le privé ! Et bien détrompez-vous !

En matière de gestion des données, et plus encore en matière d’adoption de l’IA au quotidien, les mairies – mais aussi les départements et les régions – vous réservent quelques surprises.

Neuf collectivités sur dix

En 2025, plus de 9 collectivités françaises sur 10 ont engagé des projets data, et plus d’une sur deux, même les plus petites, testent des IA(1). C’est plus que dans certaines filières économiques !

Il y a plein de raisons à cela. Des bonnes, en premier lieu la volonté réelles des agents publics et des élus d’améliorer sans cesse l’impact des politiques locales ; des moins bonnes, peut-être l’approche des élections.

Mais attention ! On ne fait pas de la data – et encore moins de l’IA – au service de l’intérêt général de la même manière que pour développer son business.

L’usager n’est pas un client comme les autres. Et si la donnée des entreprises doit être protégée dans l’intérêt de l’entreprise, celle de du service public est un bien commun.

Licorne, French tech, soutien

Une seule solution : il faut développer de véritables politiques publiques de la donnée. Et nos territoires ont besoin que l’Etat propose et soutienne un cadre pour la gouvernance des data et de l’IA publiques.

Je n’ai rien contre les licornes et j’adore mes amis de la (french) tech. Mais depuis trop longtemps le soutien économique de la tech fait aussi office de politique publique de la data et de l’IA !

(1) Source : baromètre 2025 de l’Observatoire Data Publica (https://observatoire.data-publica.eu/)