Salon de la Data et de l’IA

Thomas Fournaise

Fondateur

RGPD : le naufrage du bon sens

Le RGPD n’est pas une corvée juridique, c’est le miroir de notre désordre architectural. Le traiter comme une pile de formulaires est une faute : c’est ignorer l’outil de cartographie le plus puissant jamais offert aux DSI.

Interrupteurs et robinets

Demander à quoi sert une donnée, c’est tester un interrupteur. Si vous ignorez ce qu’il allume, votre maison est un danger. Accumuler des téraoctets « au cas où », c’est installer six robinets dans une chambre : c’est absurde et coûteux.

Accumulateurs compulsifs

Nous stockons comme des accumulateurs compulsifs dans des greniers numériques inflammables, pilotant des SI obèses à l’aveugle.

Inventaire de combat

Le registre des traitements n’est pas une contrainte administrative, c’est le plan de secours de votre entreprise.

En cas de cyberattaque ou de panne majeure, il est votre boussole pour prioriser le redémarrage, identifier les flux vitaux et couper les branches mortes. Il transforme une dette technique illisible en un inventaire de combat. Sans lui, vous ne gérez rien, vous subissez.

Ce que le RGPD a tenté d’imposer aux données, le Règlement sur l’IA (RIA) l’exige désormais pour les algorithmes. L’opacité d’une « boîte noire » devient une faute de gouvernance.

Robinet fuyant

Le RIA nous offre une seconde chance de reprendre le contrôle sur la logique de nos systèmes avant que l’IA ne devienne le prochain robinet fuyant d’un SI hors de contrôle. La transparence n’est plus une option légale, c’est une condition de survie opérationnelle.