CHU de Nantes

Pierre-Antoine Gourraud

Professeur des Universités Praticien Hospitalier

Une clinique “data” pour faciliter les usages secondaires de données issues des soins

Le CHU de Nantes est le premier CHU de France à avoir mis en place un véritable entrepôt de données en santé dès 2018 : la clinique des données du CHU.

Pour quelle mission ? Faciliter les usages secondaires de données issues des soins : celles de 3 millions de patients, avec plus de 100 millions de documents médicaux et 800 millions de résultats chiffrés, comme des analyses biologiques.

La clinique des données – grâce à l’entrepôt de données en santé – permet de déployer des projets de recherche ou encore de développer la médecine personnalisée.

Voici ici, un focus sur deux cas d’usage.

Identifier des “cas témoins”

Anévrisme intracrânien : les données de santé se transforment en ressource essentielle pour identifier des patients « cas témoins ».

Les données issues de l’entrepôt de données de santé du CHU ont été utilisées pour identifier des patients non porteurs d’anévrisme intracrânien afin de constituer le groupe des patients « cas témoins ».

L’utilisation des données a permis d’obtenir rapidement une liste de patients répondant aux critères généraux d’inclusion dans l’étude.

Analyser des facteurs de récidive

Grâce au Ouest Data Hub, plateforme interrégionale des données de santé d’HUGO (groupement des Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest), près de 130 millions de documents et 1,2 milliards de données structurées sont disponibles afin de répondre à des questions scientifiques.

Cette ressource interrégionale a permis d’identifier les facteurs de récidive de l’hé-

mangiome infantile (tumeur vasculaire bénigne). Les données de près de 225 enfants ont pu être ainsi analysées.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Annales de Dermatologie et de Vénéréologie.